• Hypnose
L’hypnose clinique, de nos jours a beaucoup évolué, sa pratique s’étant progressivement éloignée des scènes cataleptiques du Professeur CHARCOT (1825-1893), célèbre neurologue de la Pitié-Salpétrière, confinées désormais au domaine des manipulations de spectacle. Par ailleurs, il existe aujourd’hui, à côté des techniques plus classiques centrées sur la suggestion directive, une hypnose dite « éricksonienne », du nom de son créateur, le médecin américain Milton ERICKSON (1901-1980).
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Basée, entre autre, sur le principe de la non-directivité, l’hypnose éricksonienne permet une approche de la personne qui, libérée de son carcan, fait appel à ses ressources profondes afin de favoriser son mieux-être.
L’hypnose n’est pas une thérapie en soi ni une baguette magique. C’est un instrument de travail qui induit un état modifié de conscience et favorise l’émergence de l’inconscient. Il est un vecteur dans de nombreuses psychothérapies, quelles soient d’obédiences analytiques, comportementalistes, humanistes…
Sa pratique ne requiert pas de « dons » ni de « pouvoirs » particuliers mais son utilisation au sein d’une psychothérapie doit être effectuée par des spécialistes de la psychologie afin d’éviter de jouer à l’apprenti sorcier. La thérapie « en profondeur » ne doit pas perturber le sujet par des pratiques et des suggestions inappropriées mais au contraire l’aider à trouver un mieux-être.
Quel que soit le niveau de l’état hypnotique, le patient est toujours conscient de son vécu et n’a que très rarement d’amnésie de la séance. Il participe pleinement à celle-ci. Ainsi, il serait louable de dire que les suggestions hypnotiques, afin qu’elles « prennent corps », doivent se transformer en auto-hypnose.
Un état profond d’hypnose n’est pas un gage de réussite à la thérapie, le seul critère à retenir est la motivation.
En effet, sans réelle motivation, aucune thérapie ne fonctionnera.

Rêve-Eveillé
Selon moi, le rêve-éveillé est la psychothérapie la plus efficace et la plus agréable.
Qu’est-ce que le « rêve-éveillé » ?
Lorsque le patient est en état de relaxation, s’il est guidé par son thérapeute et laisse libre cours à ses pensées, il entrera naturellement dans ses imageries mentales. Cet imaginaire qui se construit peu à peu ressemble beaucoup au rêve nocturne. La grande différence entre le rêve-éveillé et le rêve nocturne est essentiellement la conscience que le patient vit un rêve mais n’est pas endormi, même si le rêve ne perd pas de son intensité.
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Le rêve puise ses images et ses symboles au sein des souvenirs du patient. Néanmoins, il est beaucoup plus aisé de vivre une histoire inventée, de la commenter (le patient parle pendant le rêve) que de revivre un passé douloureux, parfois refoulé au plus profond de l’inconscient. De séance en séance, les rêves évoluent et l’origine des problématiques se clarifie.
L’interprétateur du rêve et de ses symboles est certainement le rêveur lui-même qui vit le scénario en direct, en sent les émotions et les associe avec son passé.
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